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Crise migratoire à Lampedusa : appel à la solidarité des états membres européens

Crise migratoire à Lampedusa : appel à la solidarité des états membres européens

Le 11 septembre, plus de 199 embarcations venues majoritairement d’Afrique Subsaharienne, ont débarqué en moins de 48 heures sur l’île italienne de Lampedusa. À leur bord, environ 8 000 personnes fuyant leur pays en raison de la crise économique.

Située à 150 kilomètres des côtes tunisiennes, l’île italienne de Lampedusa a vu sa population doubler en quelques jours. Confronté à un flux migratoire important, environ 8 000 personnes ont débarqué en provenance d’Afrique du Nord, selon le ministre de l’Intérieur italien Matteo Piantedosi. Originaires pour la plupart d’Afrique Subsaharienne, ces migrants fuient leur pays en raison de la crise économique. Le centre d’accueil de l’île conçu pour accueillir au maximum 400 personnes, s’est retrouvé débordé au vu du nombre de migrants. Des hommes, des femmes et des enfants ont été contraints de dormir dehors. Le maire de la commune a déclaré le soir même un état d’urgence local.

Giorgia Meloni demande « de l’aide et du soutien. »

Dans la journée du 15 septembre, Giorgia Meloni, cheffe du gouvernement italien d’extrême droite, prend la parole et qualifie la situation “d’insoutenable” pour son pays. Elle s’est adressée dans une lettre ouverte à Ursula Von Der Leyen, présidente de la commission européenne, pour “demander de l’aide et du soutien dans cette épreuve inédite” qui touche l’Italie. Le jour même, une partie des migrants ont été transférés vers la Sicile, dans des centres d’accueil avec une plus grosse capacité.

Un plan d’aide en 10 points

Le 17 septembre, Ursula Von Der Leyen appelle “à une réponse européenne” dans l’accueil des migrants, qu’elle qualifie de “défi européen”. La présidente de la commission européenne et Bruxelles, déploient alors un plan d’aide en 10 points pour faire face à la situation actuelle : 

  1. Renforcer l’assistance à l’Italie par l’Agence de l’Union Européenne pour l’Asile, l’Agence des Gardes-frontières et des Gardes-Côtes.
  2. Mieux répartir et soutenir le transfert des demandeurs entre les pays européens
  3. Améliorer le dialogue avec les principaux pays d’émigration pour la réadmission de leurs citoyens, qui ne rempliraient pas les conditions d’asiles
  4. Trouver des accords de transit pour freiner le nombre de départs
  5. Prévenir la répétition d’épisodes d’arrivées massives
  6. Prendre des mesures pour limiter l’utilisation des navires, qui ne sont pas en mesure de naviguer
  7. Intensifier la surveillance frontière en mer et la surveillance aérienne
  8. Augmenter les campagnes de sensibilisation et de communication, pour dissuader les traversées de la Méditerranée
  9. Continuer à travailler pour offrir aux migrants des alternatives (admission humanitaire, voies légales d’immigration) 
  10. Renforcer la coopération avec la Tunisie et la Libye

Un chiffre doublé par rapport à 2022

Située au sud de l’Italie, l’île de Lampedusa est l’un des premiers points d’escale pour les migrants qui franchissent la Méditerranée, dans l’espoir de gagner l’Europe. Au total, 127 000 migrants ont débarqué sur les côtes italiennes depuis le début de l’année, soit le double par rapport à la même période en 2022. Pour le moment, aucun des pays européens ne s’est porté volontaire pour accueillir une partie des migrants, mais apportent leur soutien à l’Italie afin de trouver une solution.

Alexine BESNARD

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