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La France assure la présidence de l’Union européenne pour six mois

La France a pris la tête de la présidence tournante du conseil de l’Union européenne, ce samedi 1er janvier 2022. Malgré les fortes ambitions du président Emmanuel Macron, ce mandat pourrait être bousculé par l’élection présidentielle et la crise du Covid-19.

Source : europa.eu

Treize ans après sa dernière présidence du conseil de l’UE, la France occupera cette fonction pour une durée de six mois. La présidence représente les intérêts des 27 états membres face à la Commission et au Parlement européen. Elle sera assurée par Emmanuel Macron au moins jusqu’au mois d’avril mais risque d’être perturbée par l’élection présidentielle d’avril et une nouvelle flambée du nombre des cas de COVID-19. 

« 2022 doit être l’année d’un tournant européen »

La France a pris le relais de la Slovénie, qui présidait le conseil de l’UE depuis le 1er juillet, et cédera sa place à la République Tchèque au second semestre 2022. Elle tentera de mettre en place un programme ambitieux : rendre « l’Europe puissante dans le monde, pleinement souveraine, libre de ses choix et maître de son destin », comme l’avait déclaré le président Macron le 9 décembre 2021.

Le chef de l’État a placé la barre haut pour cette présidence française de l’UE. « 2022 doit être l’année d’un tournant européen », a-t-il affirmé lors de ses vœux aux Français le soir de la Saint-Sylvestre. 

Même si les sommets et conseils européens seront présidés par Charles Michel, et non par Emmanuel Macron lui-même, ce dernier pourra intervenir en cas de crise et peser sur les discussions.

Un mandat perturbé par l’élection présidentielle

En tant que chef symbolique du Conseil européen, Emmanuel Macron devrait également lancer sa campagne pour sa réélection, qui devrait être officiellement annoncée en février, au plus tard.

Pierre Sellal, ex-représentant de la France auprès de l’UE, a déclaré que les partenaires se montreront « sévères » s’ils perçoivent des « tentatives d’instrumentalisation de la présidence à des fins électorales »

Sur le plan national, les opposants politiques, à l’instar de Marine Le Pen, ont déjà accusé le président Macron de lancer sa campagne électorale et ont déclaré qu’il aurait dû retarder le tour de la France à la présidence de l’UE jusqu’après les élections.

Chloé DUFAYS

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