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L’égalité des genres dans l’UE

L’égalité des genres constitue une des priorités de la Commission européenne dirigée par Ursula von der Leyen. Alors où en est-on dans l’Union européenne ?

Une stratégie en faveur de l’égalité hommes-femmes

Au sein de l’Union européenne, l’égalité hommes-femmes est encore à atteindre. Les écarts sont plus ou moins importants selon les États membres. En 2020, les États membres de l’UE ont obtenu une note moyenne de presque 68 sur 100 en termes d’indice d’égalité de genre. Cet indice est un outil de mesure conçu par l’institut européen pour l’égalité entre les genres. Cette note a peu progressé en 15 ans : à peine 6 points de plus.

Une stratégie a donc été mise en place pour la période 2020-2025, présentée par la Commission européenne en mars 2020. Elle a pour but de servir de fil conducteur aux actions de l’UE en matière de lutte pour l’égalité entre les sexes. On y trouve les objectifs suivants : mettre un terme aux violences sexistes, combattre les préjugés sexistes, réduire les écarts sur le marché du travail ou encore atteindre un équilibre entre hommes et femmes en matière de prise de décision et dans le domaine politique.

Le 21 janvier 2021, les députés européens ont salué la mise en place d’une telle stratégie mais ont déploré son caractère parfois trop vague, qui n’annonce pas d’objectifs assez concrets à atteindre d’ici 2025.

La situation des femmes au travail

Selon Eurostat, le taux de femmes occupant un emploi dans l’UE est en augmentation. Mais il reste inférieur de plus de 10 pourcents à celui des hommes. L’écart reste considérable dans de nombreux pays. C’est à Malte que les inégalités entre les hommes et les femmes sont les plus marquées, avec une différence de plus de 20 pourcents : environ 66 % des femmes de 20 à 64 ans avaient un emploi en 2019, contre environ 87 % des hommes. À l’inverse, c’est en Lituanie que l’écart est le plus faible, avec près de 77 % des femmes et 79 % des hommes qui travaillaient à cette période.

Les femmes sont aussi bien plus nombreuses que les hommes à travailler à temps partiel, notamment pour pouvoir s’occuper de leurs enfants. Les politiques publiques visant à ce que la parentalité n’éloigne pas durablement du marché du travail sont donc déterminantes, comme celles relatives au congé parental. 

Les inégalités entre les hommes et les femmes se reflètent également au niveau des salaires. D’après Eurostat, en 2018, les hommes gagnaient en moyenne 15 % de plus que les femmes dans l’UE. La France se place juste au-dessus de la moyenne européenne, à 15,8 %. De par les inégalités d’emploi et de salaire, les femmes sont davantage touchées par la pauvreté que les hommes.

Enfin, les hommes occupent plus de postes à responsabilité que les femmes, au sein de l’UE. En mars 2020, le Parlement européen comptait environ 40 % d’élues femmes parmi ses députés. Ce nombre est en constante augmentation depuis 1979, année des premières élections européennes. Les femmes sont moins présentes dans les parlements nationaux de l’UE, qui comptent en moyenne près de 29 % d’élues femmes. Elles sont également sous-représentées dans les postes liés à la prise de décision économique. À la tête des États, les cheffes d’État et de gouvernement ne sont actuellement que 9 dans l’UE (hors têtes couronnées).

Les violences faites aux femmes

Les femmes sont bien plus souvent victimes de violences physiques et sexuelles que les hommes. En 2017, 45 à 55 % des femmes de l’UE auraient été victimes de harcèlement sexuel depuis l’âge de 15 ans. Quant aux violences physiques, le gouvernement français indique que 146 femmes sont mortes à la suite de violences subies de la part de leur partenaire ou ex-partenaire, en 2019. Il faut tout de même noter qu’il existe un écart entre le nombre des violences et celui des plaintes.

Globalement, dans l’Union européenne, la place des femmes s’améliore mais reste plus précaire que celle des hommes. L’égalité hommes-femmes constitue une priorité d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne depuis 2019 et première femme à diriger l’institution. Elle a ainsi permis des progrès importants, qui doivent être poursuivis.

Jeanne G

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